On passe par des moments de doute…

Neuvième jour de course et les concurrents de la Transat AG2R sont en plein casse tête météo. Au nord, au sud ou dans une position médiane, bien malin qui peut dire à l’heure actuelle qui détient la vérité au sein de la flotte. En 20ème position, c’est au sud que Damien Seguin et Denis Lemaître ont choisi d’aller chercher leur salut. S’ils bénéficient de belles conditions de navigation et sont crédités de vitesses moyennes plutôt encourageantes, les deux marins de Des Pieds et Des Mains ne cachent pas être régulièrement habités par le doute quant au choix de leur option. Ils devront toutefois, au même titre que leurs camarades de jeu, attendre de voir si l’évolution de la dorsale anticyclonique tournera ou pas en leur faveur dans les heures à venir.

Si Denis a déjà l’expérience d’une Transat AG2R, pour Damien le régatier au titre olympique, le moment est propice à la découverte des particularités liées à ce format de course et à la gestion de paramètres encore jamais appréhendés. Pour sa première traversée de l’Atlantique, le jeune homme est entrain de se forger une belle expérience.

Extrait de la vacation avec Damien Seguin ce mardi :

« On descend toujours et on est toujours sous grand spi. On fait partie de ceux qui ont pris l’option sud. Les fichiers nous font dire que la dorsale nous oblige à plonger. Tout le monde à l’air de faire à peu près ça sauf Les Mousquetaires qui ont du trouver un magasin là-haut !

Plus ça va et plus les fichiers météo nous font aller vers le sud. La dorsale anticyclonique descend au sud et sur le papier elle peut bloquer une partie de la flotte. Mais ça reste sur le papier !

On passe par des moments de doute et d’autres où on se dit qu’on est dans le vrai. Ca fait partie des subtilités et des difficultés psychologiques à gérer sur une Transat. J’appréhende ça pour la première fois, c’est assez intéressant.

Les conditions de navigation sont plutôt sympas. On a entre 18 et 22 nœuds et on apprécie les surfs. Le soleil est là donc nous sortons les chapeaux et la crème solaire tous les jours.

Par contre les nuits sont difficiles parce que très longues. On a quasiment onze heures de nuit dont les huit premières sans lune. La nuit noire nous laisse assez désemparés. Il faut être très concentré sur les instruments de navigation. Ce n’est pas facile de trouver ses repères. Pour gérer au mieux nous avons changé l’organisation à bord. Nous passons deux heures à la barre et deux heures au repos. Ca le fait comme ça depuis deux jours. Les fins de nuit sont fatigantes mais on se repose dans la journée. »


Classement de ce lundi 18 avril à 15h47m :  20 ème à  98.8 du 1er